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Débris trois infini
Oreste, poursuivi par les Erinye,s court sans s’arrêter dans un champ brûlé par le soleil. Il veut s’éloigner de l’horreur d’un matricide qu’il était nécessaire d’accomplir.
Ariane erre abandonnée sur la plage. Ses habits éparpillés tombent en lambeaux dans ce lieu de l’âme où personne n’habite, où seules les algues vivent. Thésée l’a laissée endormie sur l’île.
Orphée creuse avec son corps un chemin dans le rocher, à la recherche d’Eurydice. Dans la blessure d’une pierre, il entonne le chant de la chair et annonce sa transformation. Il raconte son passage dans le monde souterrain de l’eau et de la pierre.
Eurydice demeure sans âme, flottant dans le fleuve éternel de la nuit. Cette trilogie met en évidence le rapport profond et mystérieux de l’homme avec la nature.
Tour à tour, les corps se font immatériels, se fondent dans les éléments, perpétuels champs de métamorphoses. Leurs actions sont essentielles, minimales, comme les étapes d’un parcours cyclique.
Les images ont été tournées en Sicile dans les sites archéologiques les plus marquants, de la Nécropole de Pantalica aux salines de Trapani.
Réalisée dans le cadre d'une résidence au Centre de Recherche Vidéo Montbéliard-Belfort Pierre Schaeffer Coproduction : CICV, Hexagone Scène Nationale de Meylane, Centre Culturel Pablo Picasso de Blénod-lès-pont-à-mousson.
Avec le soutien d’Edilight Vidéo Productions
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