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Zoo
Zoo nous introduit dans un monde de frontières, où s'abolit le sens premier des termes " homme " et " humanité ", " animal " et " animalité ". Le spectacle décrit les ambiguïtés qui régissent les actions humaines. Désignant les rapports que l'homme entretient avec sa propre animalité. Dans cette pièce se joue l'alternance des conditions d'êtres bipèdes avec celles de quadrupèdes, de vie intérieure et de formes extérieures. La pièce s'articule en scènes reliées au cordon d'une dramaturgie émotionnelle.
Toutes les images se développent telles un combat entre les deux parties adverses, sous le signe de l'ambivalence, du glissement et de la métamorphose. Cette poétique de l’étrangeté conduit sur le fil du rasoir les danseurs et le regard du spectateur.
Production : Comédie de Valence, Régie du spectacle de Montélimar Chorégraphie : Gaetano Battezzato, Marina Blandini Assistante à la chorégraphie : Marie-Zénobie Harlay Interprètes : Stéphane Bourgeois, Sugata Hirotori , Mélisande Carré, François Grippeau, Marie-Zénobie Harlay Musique : Arnaud Rebotini Lumière : Guy Simard Scénographie : Gaetano Battezzato Costumes : Gaetano Battezzato, Marina Blandini
Articles de presse
Sublime « Zoo »
L'espace est parfaitement délimité, et le spectateur le découvre avant même le début du spectacle : un carré à même le sol, quatre cuves comme autant de bornes placées en ses angles, un cheval à bascule en fond de scène et des rideaux de lumière... Le décor du « Zoo », pièce dansée présentée par le Teatri del Vento, est planté. Reste à le faire vivre : pour cela, six danseurs interviendront, durant plus d'une heure de pur plaisir visuel et sensuel. C'était jeudi, la dernière des trois représentations proposées par la Compagnie Battezzato/Blandini, sur la scène de la Comédie de Valence.
« Zoo, ou le jardin des délices » est une création. Chorégraphiée par Gaetano Battezzato (également danseur), dirigée par Marina Blandini, la pièce est un véritable voyage au cœur des passions humaines et animales ! Dans une exploration fascinante de nos pulsions, nos travers, ou nos excès, les danseurs nous renvoient à notre humble condition : celle d'êtres faits de chair et de sang, d'êtres en mouvement. Phénomène d'attraction-répulsion, amour physique, confrontation chaos et heurts, passions. La gamme est particulièrement vaste pour cette représentation d'un sens finalement commun à tous : celui de l'altérité, du rapport à ce semblable dont on ne peut se passer... Pour mieux signifier cette condition humaine finalement proche de l'animalité, la troupe s'investit totalement dans ce ballet nerveux, violent mais toujours signifiant. Mélisande Carre, Marie Zénobie Harlay, Gaetano Battezzato, Stéphane Bourgeois, François Gripeau et Salim Sonigo Kamoun sont des acteurs de ce tableau. Ils éclairent de leur présence un cadre pourtant sobre et minimaliste. Totalement assumée, la dimension esthétique (voire érotique dans certaines séquences) de la chorégraphie n'est pas le moindre de ses intérêts.
Le synopsis du spectacle évoque « les rapports que l'homme entretient avec sa propre animalité ». On ne saurait mieux décrire cette danse des sensations, des déchirements, des attirances aussi. Comme une illustration, éloquente, de nos instincts les plus primaires, et de leur confrontation aux codes sociaux en vigueur. Toutefois, au-delà de son impact premier celui d'un spectacle qui nous résume avec justesse et cruauté, restera surtout de « Zoo », le souvenir de magnifiques tableaux, d'une chorégraphie inspirée, et d'une exécution parfaite. Un « jardin des délices » d'une rare beauté. L'homme, on le savait, est un animal particulier. On découvre grâce au « Zoo » comment il peut être complexe, torturé et attirant !
Le Dauphiné Libéré 2001
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« Zoo, le jardin des délices »
Dans l'univers conçu par Marina Blandini et Gaetano Battezzato, les danseurs de la compagnie Teatri del Vento ont l'appétit sensuel et la tripe animale. La chorégraphie présentée mardi soir à l'Esplanade de Saint-Étienne, à l'occasion du dixième anniversaire de la compagnie offrait la scène à cinq créatures, bipèdes ou quadrupèdes, ayant fait du sol le territoire de leurs jeux et de leurs combats. Une remarquable performance.
La jungle des désirs Dans Zoo, le jardin des délices, les danseurs de la compagnie Teatri del Vento ont l'appétit sensuel et la tripe animal. Bien que le titre soit agréablement évocateur, Zoo, le jardin des délices, n'a rien d'un lieu où l'on jouit paisiblement des plaisirs terrestres. L'univers conçu par Marina Blandini et Gaetano Battezzato, est habité par des êtres tirallés, malmenés par des désirs sauvages. Très physique fut la chorégraphie présentée mardi soir, à l'Esplanade de Saint-Étienne, à l'occasion du dixième anniversaire de la compagnie Teatri del Vento. La pièce Open the door and see, créée l'an dernier, scrutait déjà les ombres de l'être humain à travers le personnage de Barbe Bleue. Dans Zoo, le jardin des délices, les artistes siciliens, nés près de l'Etna, explorent la partie instinctuelle de chacun, souvent occultée, qui jaillit par instants, avec une intensité volcanique !
Entre Eros et Thanatos Pour la circonstance, la scène du Grand Théâtre est métamorphosée en cage délimitée par quatre bornes blanches, et des fils suspendus rendus tangibles par la subtilité des éclairages de Guy Simard, créateur lumières. Sous les yeux de Gaetano, observateur austère, faisant miroir aux spectateurs, évoluent cinq créatures, tantôt bipèdes en quête éperdue d'amour ou de pouvoir tantôt quadrupedes ayant fait du sol le territoire de leurs jeux et de leurs combats. Ménagerie bien agitée, l'espace est en effet un ring où s'expriment les forces primordiales d'Eros et Thanatos. Une tension continue régit les corps à corps des danseurs qui ont l'appétit sensuel et la tripe animal ! Crinière rousse déployée, la flamboyante Sandra Falcon Agostrini forme un duo très chaud avec le beau Vincenzo, athlète accompli. Hystérique à souhait est la brune Géraldine Boquet qui devient aussi pantin désarticulé entre les mains masculines, notamment celles du martial Guillaume Campain, aux allures de samouraï. Quant à Sugata Hironori, habile aux reptations et aux sons bizarres, il ajoute une note d'inquiétante étrangeté à une atmosphère déjà troublante ! Une fois de plus, les membres de la compagnie Teatri del Vento accomplissent de remarquable performance, dans ce Zoo, hanté par les lancinants sons éléctro-acoustiques d'Arnaud Rebotini, qui sont parfois à la limite du supportable. La douceur n'est cependant pas absente de ce spectacle qui donne finalement des ailes au cheval à bascule, symbole de notre enfance...
A l'occasion du dixième anniversaire de Teatri del Vento, le public put découvrir une intéressante création vidéo de Marina Blandini et Gaetano Battezzato, évoquant leur complicité artistique. Mais aussi (dans le hall d'accueil) une exposition des meilleurs photos de Cyrille Sabatier concernant les spectacles de la compagnie, dans le cadre de sa résidence à l'Esplanade.
Claude Leger
Le Progrès – Saint-Étienne Mercredi 12 janvier 2001
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Danse : sauvage et beau
Sauvage parce que la Cie « Théâtre du Vent » à nomme son premier spectacle « Zoo ». Durant le show chorégraphique présenté au théâtre de Privas, les danseurs ont su parfaitement évoquer, sinon suggérer, l'essence animale, cet instinct qui sommeille en chacun de nous. Par dessus tout, c'est l'agressivité, pareille aux fauves, que la chorégraphie reproduit avec bonheur et parfois même le soucis du détail. Mais c'est encore la tendresse, l'instinct de protection, la soif de liberté oui encore cette lutte permanente pour la survie. La mise en scène, score, évoque bien une cage. Et le zoo, son espace, sont récréés...
T.B
La Tribune de Montélimar jeudi 1er mars 2001
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Soir de création au théâtre « Zoo »
Évolution dans « le jardin des délices », une scène du spectacle qui sera proposé ce soir jeudi au Théâtre Municipal.
La première affiche du « Teatri del Vento » 2001 est privadoise. « Zoo » ira ensuite danser par-delà le Rhône puis prendra la route de l'Italie.
Soir de création au théâtre ! Un événement devenu rare et donc à souligner alors que la salle privadoise s'interroge toujours sur son avenir régional. Six danseurs évolution ce soir, jeudi, et demain vendredi sur les planches pour donner la première de « Zoo » ou « Le jardin des délices ». Parmi eux, Gaetano Battezzato qui est, avec Marina Blandini, le chorégraphe du « Teatri del Vento ».
Pièce pour six danseurs
Gaetano Battezzato et Marina Blandini ont franchi, tout les deux les Alpes, voici quelques années pour travailler sous le soleil de la Drôme Provençale du côté de Grignan. Ce duo est également passé par les Beaux Arts, vidéo pour l'une, sculpture pour l'autre. Cela confère une note esthétique contemporaine à leurs recherches chorégraphiques. Après un séjour outre-Atlantique de sept ans aux États-Unis, de six ans au Brésil, Marina Blandini a fondé avec Gaetano sa propr compagnie en 1994.
Dans le jardin des délices
Depuis l'apparition de cette compagnie, chaque saison apporte une création. Les dernières étant « Là-haut mon âme bat le vent » et « Métamorphose ». Le spectacle qui sera présenté ce soir à 21 heures au Théâtre Municipal est la suite logique d'une recherche continue qui mèle l'image à la danse. « Zoo » s'articule en scènes reliées au cordon d'une dramaturgie émotionnelle. Toutes les images se développent, sur le thème de l'animalité qui réside en chacun, tel un combat entre deux parties adverses sous le signe de l'ambivalence, du glissement et de la métamorphose. Après ces deux nuits privadoises, la nouvelle création du « Teatri del Vento » est appelée à retraverser le Rhône vers Montélimar et Valence avant de filer, tout naturellement, vers l'Italie.
Gilbert Jean
Le Dauphiné Libéré Jeudi 22 février 2001
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